Optimiser les ressources agricoles et encourager les pratiques durables : l’anarcadier, une plante riche mais peu valorisée

L’anacardier de nom scientifique Anacardium occidentale est une plante pérenne pouvant atteindre plus de 15 m de hauteur a l’âge adulte et appartenant à la famille des Anacardiaceae ; il est originaire des régions tropicales en particulier celle des côtes du Brésil. https://www.agricultureaucameroun.net/fiche-technique-anacarde-la-culture-de-la-noix-de-cajou/#:~:text=L’anacardier%20de%20nom%20scientifique,Valeur%20%C3%A9nerg%C3%A9tique%20576%20Kcal. C’est un arbre qui résiste aux fortes chaleurs mais sensibles aux basses températures. On le trouve donc généralement à des altitudes assez basses. Le tronc est très ramifié, avec un feuillage dense et persistant et un port globuleux. L’anacardier est une espèce spontanée, utilisée pour le reboisement et de plus en plus cultivée pour son fruit : la Noix de Cajou. https://saapa-sn.com/index.php/anarcade Au Cameroun, l’anarcade est principalement présente dans les régions septentrionales. On y distingue trois catégories de bassins anacardiers : la grande zone d’anacardier correspond au département de la Bénoué, les zones moyennes d’anacardier dans les départements du Diamaré, du Mayo Louti, du Mayo Danaï, du Mayo Rey et du Mayo Kani et les petites zones se trouvent dans les départements du Mayo Sava, du Mayo Tsanaga, du Logone et Chari et du Faro notamment autour du Parc National de la Bénoué. GIZ, 2014. Analyse de la filière anacarde au Nord Cameroun: Situation actuelle et perspective de développement – Initiative du Cajou Africain (iCA) , Rapport technique. https://www.comcashew.org/telechargements?file=files/upload_comcashew/downloads/140909_Rapport_Filiere%20anacarde%20au%20nord%20cameroun_.pdf Dans un contexte de diversification des sources de revenus des exploitations agricoles, l’anacarde est un produit porteur pour les populations du Nord Cameroun. Face à cet enjeu, le CERAF-NORD dans le cadre du Projet FARE (Filière Anacarde et Restauration d’Ecosystèmes), a le CERAF-Nord a distribué plus de 500.000 plants d’anacardiers. En créant les coopératives d’anacarde à Guidjiba, Bawan et Sassa Mbersi des activités ont été développées en passant par la production et mise en terre des plants d’anacardiers, la formation des bénéficiaires sur le métier de pépiniériste, d’agent de vulgarisation des techniques d’entretien des vergers, leur suivi d’évolution et leur commercialisation. Les groupes ont également été formé à la production des dérivés d’anacardes. Ces activités permettent aux communautés de réduire les pertes post-récolte de la pomme cajou, assurer la diversité des produits dérivés de l’anacarde, apporter une valeur ajoutée à la filière anacarde et améliorer leurs revenus.